Il y a ces ados qui le restent tellement tard que cela en devient inquiétant. Il y a ces phrases du type «  la vie commence à 40 ans ». Il y a ce hashtag sur Instagram, #50ans, où des femmes et des hommes affichent leur bien-être, sourient à la vie qu’elle/ils ont choisi, parce qu’ils en ont le droit. Il y a eu No sex and the city, la suite du célèbre livre, de la célèbre série sur ces trentenaires célibataires perplexes sur l’avenir mais heureuses ensemble. Candace Bushnell, l’autrice, la soixantaine aujourd’hui, conclut l’ouvrage sur la certitude que « la soixantaine » sera « un cru exceptionnel ». Il y a tout cela et puis il y a la réalité biologique, médicale, la douche froide après l’ivresse, la gueule-de-bois.

On peut être sans preuve. On peut chercher sans pression. On peut se perdre, encore et encore. On peut ne jamais tout à fait se trouver.

On peut n’être rien ni personne et ne pas chercher à ce qu’il en soit autrement. On peut juste survivre. On peut juste vivre aussi.

Cela demande de la force de trouver/de donner un sens aux choses. C’est épuisant.