Tania de Montaigne, journaliste et autrice française nomme « les êtres en majuscule » ceux que l’on résume à ce que l’on suppose qu’ils sont, du fait de leur apparence, de leur origine, sans savoir qui ils sont, ce qu’ils font, où ils vont ni pourquoi. Boutheina, tunique colorée, jogging et baskets assortis, ressemble à toutes les femmes actives d’aujourd’hui. Les cheveux noués en un panache de boucles noires qui lui retombent sur le visage, elle dépose un livre épais sur la table basse en terrasse d’un bistrot parisien. Pas le temps de voir la couverture: cela ressemble à de la poésie. Medusa est rappeuse, tunisienne, installée, en France depuis quatre ans. Citoyenne du monde, elle est une réprésentante assumée d’une jeunesse que l’on résume en une majuscule, Arabe.

Pour elle, ce sera un café au lait.