Les Femcels, ces femmes célibataires en rage contre elles-mêmes

 » L’imaginaire occidental est obnubilé par le couple, comme s’il s’agissait du but ultime dans la vie. L’un des résultats de cette obsession du couple qui prime sur tout, c’est qu’elle rabaisse les autres formes de relations humaines affectives. Alana avait donc réussi à centraliser une communauté de gens qui souhaitaient être en couple et n’y parvenaient pas.

De nos jours, (…) le terme «incel» ne renvoie qu’à des hommes – ou en tout cas, c’est ce que je pensais assez logiquement, puisqu’ils affirment haïr les femmes. Mais voilà qu’au détour des internets, grâce à une enquête du magazine américain Mel, j’ai découvert qu’il existait des femcels, des femmes elles aussi forcées au célibat. (…)

La violence qu’elles sont capables d’exprimer envers elles-mêmes dans leurs messages est incroyable. Ce sont des paroles de femmes qu’on n’a pas l’habitude d’entendre. Elles se décrivent comme laides, elles insistent sur tout ce qu’elles trouvent de pire en elles, jusqu’à se déshumaniser.

Entendre cette violence est très perturbant. Concernant les femmes célibataires, le stéréotype dominant, c’est Bridget Jones (et ses descendantes), c’est-à-dire une femme mignonne qui raconte ses galères sentimentales en rigolant. Bridget Jones est clairement une Becky. Les femcels explosent ce stéréotype.

 

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