Tabou: pire qu’être seul.e, n’avoir jamais été en couple

Impasse faite de la dénomination anglo-saxonne – on a l’impression parfois que tant qu’un concept, un état de fait n’est pas anglo-nommé, il n’existe pas réellement… – nombre se retrouveront dans cet article récemment paru dans CHEEK magazine.

Extrait.

 

“Tu es super pourtant”, “N’importe qui serait chanceux d’être avec toi”, “Ça te tombera dessus quand tu t’y attendras le moins”. Des remarques comme celles-ci, les célibataires-depuis-toujours en citent à la pelle. Parties d’un bon sentiment, elles “sous-entendent que quelque chose cloche”, estime Pauline, 23 ans. Heureuse en non-couple, la jeune femme évoque un « entourage presque inquiet, qui se demande si [elle] cache un truc ou [est] trop exigeante”. Même constat pour Amandine*, 31 ans, dont la sœur, plus jeune, a accouché il y a quelques mois. “Je m’en suis pris plein la gueule sous prétexte que ce n’était pas l’ordre naturel des choses… Je parle trois langues, j’ai un bac + 5, j’ai acheté un appart seule, mais parce que je n’ai jamais eu de copain, beaucoup présument que je rate ma vie.”

 

Prendre le temps de se connaître, de découvrir ses émotions, ses valeurs, ses besoins… Ça évite d’ aller voir un psy à 50 ans pour savoir qui on est.”

 

“On demande aux femmes pourquoi elles n’ont personne, comme si elles étaient incompétentes ou incapables, remarque la psychologue et sexologue Dominique Lefèvre. Cela entraîne une baisse d’estime de soi qui peut déboucher sur un cercle vicieux : avoir moins confiance, se précipiter sur le ou la premièr·e venu·e, et se retrouver dans des relations qui ne nous conviennent pas. Il faut prendre le temps de se connaître, de découvrir ses émotions, ses valeurs, ses besoins… Ça évite d’ aller voir un psy à 50 ans pour savoir qui on est.”