#Solopreneur.e.s en devenir, voilà comment j’ai viré mon chef

Après 10 ans de bons et loyaux services, j’ai pris la terrible décision de virer mon chef. Je ne l’ai pas fait sur un coup de tête.  J’y ai mis le temps, la réflexion nécessaires pour bien faire les choses. Voilà comment cela s’est passé…

J’ai été correcte.
Je ne voulais pas lui infliger un traumatisme, ni entamer sa confiance en lui. Je ne voulais pas non plus gâcher son potentiel de chef bienveillant. Cela dit, il ne pouvait pas  ignorer les signaux implicites et explicites que je lui envoyai depuis des mois, que dis-je, des années.

J’ai d’adord tenté le dialogue…

En pure perte. J’ai essayé les revendications claires et sans équivoques, en exposant mes doléances. Aucune exagération:  elles exposaient des mesures concrètes pour augmenter de façon exponentielle notre productivité et nos résultats, avec un minimum d’investissement, un recentrage devenu indispensable. Mon plan prévoyait plus d’écoute, un minimum de bon sens, de remettre surtout une chose essentielle au cœur de toutes nos préoccupations: l’humain. Cette stratégie nous aurait permis, à moyen terme, d’atteindre, voire de dépasser, nos objectifs. Rien de sorcier ni de coûteux mais une peine perdue: il n’a pas adhéré au projet.

J’ai tenté (je l’avoue honteusement) le chantage…

En me mettant dans la balance.
En clamant que j’avais des valeurs qui ne pouvaient souffrir d’être ainsi malmenées,  que si cela continuait,  je me verrais dans l’obligation de mettre fin à notre collaboration.

« Rien n’y a fait… »

Alors de guerre lasse (d’autant que je n’aime pas la violence), dépitée, frustrée, j’ai pris la décision, douloureuse à ce moment-là, de me passer de ses services, mais aussi de toute la chaîne hiérarchique. Je les ai tous renvoyés, congédiés, remerciés.

Renvoyés, congédiés, remerciés: c’est fini !

J’ai demandé un rendez-vous, le énième, le dernier puis j’ai remis à mon ancien chef une  lettre par laquelle je l’informai que je le virai définitivement de ma vie. Oui, oui, c’est bien cela: je l’ai viré définitivement de ma vie en le lui signifiant par écrit. Non, je n’ai pas démissionné.

« J’ai remis à mon ancien chef une lettre par laquelle je l’informai que je le virai définitivement de ma vie »

Employer ce terme serait inverser le rapport de force, la force de la décison et je tiens à rétablir cette vérité. Il s’agit de dépasser la forme pour toucher du doigt le fond. Il s’agissait, après une réflexion longuement menée,  pesée, après avoir patiemment jaugé les POUR et les CONTRE, de faire un CHOIX.

« Un choix, MON choix »

Il s’agissait de CHOISIR de sortir de ma vie tout ce qui portait atteinte à mon bien-être, heurtait si violemment mes valeurs et ne répondait plus à mes besoins ni à mes potentialités. Tout cela sans équivoque.  J’ai dû faire et j’ai fait le choix de la séparation définitive.

Sa réaction ?

Il n’a pas sourcillé. Il n’a pas tenté de me convaincre de le garder. Tant mieux: cela aurait été une peine perdue, pour lui cette fois.

Il m’a assurée, sans doute par politesse – je doute aujourdhui encore de sa sincérité –  son « grand regret »  de me voir mettre fin à notre collaboration.

Il a accepté ma décision de mettre à fin au contrat qui nous liait.

Voilà.

Voilà comment j’ai viré mon chef. Mais vous,  où en êtes avec votre chef /manager/ N+1, suivant la manière dont vous le nommez ?

Arielle LEMONY
Coach certifiée, sophrocoach, ex-salariée
Rendez-vous tous les 15 du mois, sur CAPITAINEsolo

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