Même si quand on marche vers le soleil il s’éloigne…

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« J’ai tout appris de toi sur les choses humaines
Et j’ai vu désormais le monde à ta façon
J’ai tout appris de toi comme on boit aux fontaines
Comme on lit dans le ciel les étoiles lointaines
Comme au passant qui chante on reprend la chanson
J’ai tout appris de toi jusqu’au sens du frisson

(…)

Le bonheur c’est un mot terriblement amer
Quel monstre emprunte ici le masque d’une idée

(…)

Qui parle du bonheur a souvent les yeux tristes
N’est-ce pas un sanglot de la déconvenue
Une corde brisée aux doigts du guitariste
Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Ailleurs que dans le rêve ailleurs que dans les nues

 

Croyez-moi ne me croyiez pas quand j’en témoigne
Ce que je sais du malheur m’en donne le droit
Si quand on marche vers le soleil il s’éloigne
Si la nuque de l’homme est faite pour la poigne
Du bourreau si ses bras sont promis à la croix
Le bonheur existe et j’y crois »

 

Prose du bonheur et d’Elsa, Louis ARAGON in Le roman inachevé

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Elisa dit :

    J’adore ma chérie waouh bravo ❤

    elisa.007@Hotmail.fr

    Aimé par 1 personne

    1. Dominique dit :

      Cela met du baume au cœur, en effet… Des bises !

      J'aime

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