La souffrance, cette amie qui vous veut du bien

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Des amies, les amis, la famille et tous les autres nous étonnons – ou nous désolons – de ce que « rien ne va » sans prendre la  mesure de ce malaise, de ce mal-être, sans le conjuguer au passé simple, au futur.

« Je crois bien n’être là que pour cela : payer les factures, régler les problèmes, écouter ceux des autres, être l’épaule sur laquelle chacun peut s’épancher, aider à supporter les mauvais moments, recommencer… ». Une fois le constat posé, nous en avons ri. Parce que cette amie et moi – et tellement d’autres encore. Et vous ? – avons cela en commun. Parce qu’il vaut mieux en rire et en tirer le meilleur. Lorsque l’horizon semble obstrué, lorsque tout est gris, lorsqu’il ne reste aucune échappatoire, il vaut mieux en rire en effet, et se dire que l’on n’est pas seul, que tout le monde souffre quelquefois. Il vaut mieux en prendre de la graine, en tirer le meilleur, renforcer ce sens de l’écoute qui semble si bien servir, supporter sa pierre à l’édifice de la solidarité, partager ces peines, s’ouvrir à l’autre, l’entendre plutôt que le juger, se décentrer – pour utiliser un terme consacré – donner, en un mot.

« La rencontre est une distraction, sans doute la meilleure, dans les moments que l’on décide mauvais »

Un pas de côté

Une fois cela dit, reste à trouver la voie la plus sûre pour continuer, poursuivre la route, la sienne notamment, dans les conditions les meilleures. Pour cela, rien de mieux que les amis que l’on se fait chaque fois que l’on préfère sourire plutôt que faire la gueule. Amis pour un temps ou pour longtemps : ce n’est qu’un détail. La rencontre est une distraction, sans doute la meilleure, dans les moments que l’on décide mauvais. Autant la multiplier,  la décupler et laisser grande ouverte, la porte aux options qu’elle promet.

« Tout ira bien. Aujourd’hui, demain et/ou plus tard »

Un pas en avant

« La vie s’emploie à la fois à se perpétuer et à se dépasser ; si elle ne fait que se maintenir, vivre, c’est seulement ne pas mourir, et l’existence humaine ne se distingue pas d’une végétation absurde ; une vie ne se justifie que si son effort pour se perpétuer est intégré dans son dépassement, et si ce dépassement n’a d’autres limites que celles que le sujet s’assigne à lui-même » (Pour une morale de l’ambiguïté, Simonde de Beauvoir). Avec le temps, la souffrance devient une alliée: elle conseille, elle édifie. Elle renforce, elle apporte patience, bonté et clairvoyance. Pourvu de la considérer comme une part du grand tout qui constitue l’existence. Pourvu de garder le regard porté ailleurs que sur la sienne propre, de souffrance, sur soi. Pourvu de se dire que tout ira bien. Aujourd’hui, demain et/ou plus tard.

CAPITAINE solo vous dit Merci !

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Yola Marin dit :

    Merci pour ce très bel article que j’ai vraiment pris plaisir à lire. Beaucoup de bon sens également dans votre message.

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    1. Dominique dit :

      Merci Yola ! Votre message me va droit au coeur. Bon dimanche ! A très bientôt pour le plein de Pensées positives 😉

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      1. Yola Marin dit :

        C’est avec plaisir. A bientôt Dominique. Bon après-midi. 😊

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