Pére à 100% ou à 150 % ?

 » Il serait sous-entendu qu’un père seul devrait faire (au moins moitié mieux) qu’un couple, qui lui serait une entité 100%…

Drôles de comptes…
Une paternité en solo susciterait donc un besoin de doubler la dose. Si l’on poursuit l’explication de l’expression, nous devrions en déduire que la mère manquerait plus que le père.

En effet, les mères seules ont pour coutume de dire qu’elles doivent être une mère et un père à la fois. Pas qu’elles doivent être des mères à 150%. D’où vient donc cette infériorité paternelle dans la relation avec les enfants ?

(…)

Le phénomène des pères solos arrive en un temps où, socialement, les représentations changent… mais pas encore les symboles, ni les réflexes collectifs… »

Patrice Huerre, Christilla Pellé-Douël, Pères solos, pères singuliers ?