Penser qu’imposer le paiement des pensions alimentaires solutionnera la précarité des familles monoparentales est une mauvaise idée

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 » Le groupe de réflexion Terra Nova appelle à «en finir au plus vite avec les impayés de pension alimentaire», facteur indéniable de précarité. Dans une note rendue publique ce mercredi, le think tank livre une série de pistes pour endiguer ce fléau. Le non-paiement de ces pensions touche environ 35 % de ces familles et concernerait près de 500 000 enfants.

Tout en saluant les mesures mises en place ces dernières années, Terra Nova exhorte à aller plus loin.

(…)

Terra Nova suggère d’augmenter le montant de l’allocation de soutien familial différentielle : si les ressources du débiteur sont faibles, la CAF verse un complément à la pension alimentaire pour atteindre un montant minimum, qui s’élève actuellement à 115,30 euros. Terra Nova suggère de l’augmenter pour atteindre 170 euros. Enfin, pour le think tank, il serait bon de rendre obligatoires les sessions de préparation à la coparentalité, pour limiter les conflits entre parents. »

Tenir compte, enfin, des familles monoparentales est une bonne nouvelle. Comme le stipule l’article, il s’agit aujourd’hui d’une famille sur cinq.

Stigmatisation sous-jacente

« 34,9 % des familles monoparentales disposaient en 2015 de revenus inférieurs au seuil de pauvreté (moins de 1 334 euros pour une femme avec un enfant de moins de 14 ans), contre 11,8 % des personnes vivant en couple selon l’Insee (1) » indique-t-il également. C’est beaucoup mais c’est moins de la moitié et, cette comparaison avec « les personnes vivant en couple » est stigmatisante.
Il n’y a pas matière à comparaison.
Être en couple n’est plus une fin en soi.
L’idée d’engager des poursuites pour 115 € de pension alimentaire, c’est également engager le risque de rupture définitive avec l’autre parent, ce qui constitue un mal pour l’enfant d’abord.  Terra Nova spécifie d’ailleurs: « Il s’agit, plus généralement de poursuivre la politique de déjudiciarisation des séparations, dans toutes les situations où le recours au juge n’est pas nécessaire et de soutien à la parentalité et d’équilibre des responsabilités entre les parents« .
Quid lorsqu’autre parent il n’y a pas ? (Mères célibataires par choix, veuves)

Soutenir l’autonomie par une panoplie spécifique aux parents solos

L’option d’agir en vue de l’apprentissage de la coparentalité semble une bonne option. Penser une panoplie d’aides spécifiques  ce, dès le premier enfant, constituerait une formule bénéfique au plus grand nombre,  dénuée de toute stigmatisation.

Lire l’intégralité de l’article ici.
Lire l’intégralité de la publication Terra Nova ici.

 

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