La fin du couple n’a pas eu lieu

le

Le bilan démographique 2018 de l’INSEE affiche non seulement une augmentation des Pacs mais aussi un accroissement du nombre de mariages. Le couple reste donc une valeur actuelle. Plutôt valeur sûre ou valeur refuge ?

La dernière enquête démographique de l’INSEE, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques est parue, ce mardi 15 janvier. Elle annonce, entre autres informations – taux de natalité, taux de fécondité, taux de mortalité, dernier décompte de la population et parallèles avec les autres pays européens – une augmentation du nombre de mariages et de PACS. En 2018, « 235 000 mariages ont été célébrés, dont 229 000 entre personnes de sexe différent et 6 000 entre personnes de même sexe. La tendance observée depuis plusieurs années semble s’inverser : le nombre de mariages entre personnes de même sexe baisse en 2018, alors que le nombre de mariages de sexe différent remonte légèrement depuis deux ans ».

« Plutôt valeur sûre ou valeur refuge ? »

Comme pour enfanter, on prend le temps de s’unir.  « Depuis plus de vingt ans, l’âge des mariés augmente chaque année pour les mariages entre personnes de sexe différent : en 2018, les femmes se marient en moyenne à 36,0 ans et les hommes à 38,4 ans. En dix ans, les femmes se marient en moyenne 2,7 ans plus tard et les hommes 2,3 ans plus tard ». Il en est de même pour les couples de même sexes. La raison est cependant plus factuelle: le mariage  pour les personnes de même sexe n’est légale en France que depuis 2013. Ainsi, ceux qui auraient pu contracter une union plus tôt, l’ont fait sur le tard, lorsqu’elle est devenue possible ( 44,3 ans pour les hommes ; 38,8 ans pour les femmes). En 2017, 194 000 pactes civils de solidarité (Pacs) ont été conclus. « Le nombre de Pacs augmente chaque année depuis 2002 à l’exception de l’année 2011, année depuis laquelle les couples ne peuvent plus signer trois déclarations de revenus différente l’année de leur union… » (INSEE 2018)

Le réalisme est un idéalisme

 Tant qu’à s’unir, puisque plus rien ne l’oblige, on semble choisir la voie de la raison et  se donner le temps: d’étudier, d’explorer, d’être, c’est à voir. Le nombre de mariages n’en reste pas moins supérieur au nombre de PACS, considéré plus pragmatique. On s’aime donc, raisonnablement. On s’aime malgré tout, même si cela ne durera (peut-être) pas toute la vie. Réalistes, pragmatiques (voir les variations de la fécondité européenne. Les pays du Sud semblent plus impactés que ceux du Nord, à l’instar des « crises » économiques ?), on y croit encore.

« On s’aime donc, raisonnablement… »

L’idéal existe même s’il ne se dit pas, même s’il se dit peu. Entre mariage et PACS, l’écart est de plus 40 000. On se marie plus tard, plus mûr.e comme l’on enfante plus tard, plus sûr.e. L’ère du zapping, du « tout de tout de suite » ? En matière d’unions, les chiffres prouvent le contraire.

Vous aimez CAPITAINE solo ?
Soutenez-le !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s