Perdre du temps à tenter mais tenter quand même et tenter de nouveau

Avez-vous déjà connu ce moment où vous ne maîtrisez absolument rien mais où rien pourtant ne semble en mesure de perturber votre élan vers l’inconnu ?

C’est ce moment qu’explore Marion. Et ce moment, elle a décidé de le partager. Marion est une femme comme celle que vous avez dû croiser ce matin, en allant au boulot. Elle tente, comme tout le monde, de ne pas trop se fondre dans la masse de tout « ceux qui n’ont rien compris », « ceux qui font comme il faut », « ceux qui font tous pareil », tous ceux dont il convient de se détacher pour exister vraiment.

« Originale, spéciale, particulière, elle l’est mais elle ignore… »

Comme tout le monde, Marion déploie une énergie incommensurable pour se rendre originale, spéciale, particulière, ce qu’elle est mais qu’elle ignore. Enfin… Chacun occupe son ennui comme il l’entend. Marion, solide, avenante, disponible est une femme d’expérience. Cela signifie qu’elle a passé l’âge de s’interroger sur ce qu’elle souhaite dans la vie. Elle est à celui où l’on sait. A celui où si l’on ne sait pas, c’est que l’on ne saura jamais. A celui où si l’on ne sait pas, c’est un problème. Si vous l’ignoriez, il existe bien cet âge-là. C’est celui compris entre l’âge des décisions et celui où l’on est supposé « en profiter », reprendre le temps que l’on a perdu/dépenser/organiser à construire tout ce dont on peut profiter désormais. Un nouveau temps des illusions. Cet âge-là, c’est donc l’âge de Marion. Mais Marion n’est plus très sûre de vouloir s’inscrire dans celui-là. Marion doute. Elle ne sait plus très bien. Alors, elle a décidé de naviguer à vue et c’est ce voyage qu’elle souhaite raconter.

L’âge et puis le temps

Naviguer à vue, à l’heure du GPS, c’est un peu fou. Mais alors, à l’âge de Marion, l’âge auquel on est censé tout savoir, avoir tout tenté, avoir tout compris, c’est pire encore : c’est complètement hors de propos. Pourquoi il y a t-il un temps pour tout ? Pourquoi existe-t-il un âge pour chaque chose ? Pourquoi, se demande Marion, ne pourrait-elle pas tout tenter maintenant ? En effet, qu’est-ce que l’en empêche ? Si ce n’est la société, les questions qui ne manqueront de lui être posées. Et ces sourires en coin des voisines et des amies de petites occasions, celles qu’il faut avoir pour être sûre d’appartenir au bon milieu.

« Pourquoi existe-t-il un âge pour chaque chose ? »

Et la famille, et ses colères et ses remontrances et ses rappels à l’ordre, à la tradition, à l’habitude, aux responsabilités ? Et son compagnon ? Et ses enfants ? Que dire aux enfants ? C’est après tout pour eux que tout doit filer droit, avoir un sens, pointer la bonne direction. Parce qu’ils comptent sur leurs parents pour leur donner l’exemple, la marche à suivre, aussi droite possible. Que diront les enfants ? Rien à faire. Tout cela ne semble pas convaincre Marion. Elle doit entamer son voyage. Ce voyage qu’elle tient à partager, celui dont voici la première étape, le commencement.

Le temps et puis c’est tout

Ce voyage, Marion l’entame parce qu’elle le veut mais surtout parce qu’elle le peut. Parce qu’enfin, quel problème a-t-elle, Marion ? Le fait est qu’elle a tellement baigné dans une vie privilégiée qu’elle en oublie ce qu’elle est : une vie privilégiée. La moindre vague prend des proportions démesurées. La moindre question, la moindre décision, la moindre turpitude se transforme une aventure. Sincèrement, Marion, n’a aucun souci. Si elle peut prendre le temps de réfléchir au fait de savoir ou non ce qu’elle devrait savoir, à l’âge où l’on sait tout, ou du moins l’on est supposé tout savoir, c’est que tout va bien. Au fond, dans la forme aussi, lorsque l’on a de véritables soucis, ce n’est pas ce à quoi l’on s’attache, n’est-ce pas ?

« …Disposer de temps. C’est dit. »

Et, pour tout dire, nous non plus n’en avons pas vraiment de souci. Et le temps de lire cet article n’est pas tout à fait perdu. Pourquoi ? Parce que l’on aura beau tout tenter, chercher la petite bête, le truc qui cloche, nous n’en resterons pas moins privilégiés de disposer de ce temps. De temps pour se plaindre et se perdre notamment dans la lecture d’un texte qui tourne en rond. Pour se retrouver, y penser pour mieux  se perdre de nouveau mais ailleurs. Et recommencer. Ou éviter, de trop penser, de trop se perdre et rester, là où il est convenu de rester. Ou chercher, même lorsque l’on a trouvé. Ou refuser de chercher. Et se contenter, accepter, continuer, refuser, peu importe. Se dire enfin, qu’on est très loin d’être les plus mal lotis. Et…

Vous aimez CAPITAINEsolo ?
Soutenez-le !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s