Ceci est mon corps…

Tant mieux. Tant mieux que les témoignages se multiplient encore et encore. Tant mieux que certains s’en trouvent dérangés, exténués d’accusations. Tant pis qu’ils se sentent tous visés puisque là n’est pas le but. Tant mieux. Qu’ils y pensent, qu’ils en parlent.

Parce qu’il faut bien commencer quelque part. Tant pis si, encore une fois le mouvement vient des États-Unis. Pour cette fois, il ne s’agira que d’un détail, l’ensemble, le reste est bien trop important: nous pouvons étudier et remédier notre manière d’entrer en relation. Voilà l’important. Il ne s’agit de rien de plus – ni de moins – que cela. Des chiffres. Des chiffres encore. Des statistiques. Des accusations, des dénonciations, des manifestations, des mots-dièse, encore et encore, sans doute, mais une question, surtout : comment entrons-nous en relation les uns avec les autres ? Quelle perception avons-nous les uns des autres ? De quoi s’agit-il d’autre qu’interroger notre rapport à l’autre ? D’être à être, d’humains à humains, d’essence à essence ou de supérieurs à inférieurs, de dominant à dominé ? Comment entrons-nous en relation ?

Mona lisa - Basquiat- Noir

Stupeurs…

Et cette question-là, du rapport, de la qualité de la relation s’étend du genre à la culture, aux origines, classes sociales, etc. Comment entrons-nous en relation les uns avec les autres ? Des hommes en vendent d’autres, parce qu’ils leurs semblent inférieurs, parce qu’ils sont à leur merci, parce qu’il n’y a que cela qui compte, l’argent, parce qu’ils ont le pouvoir.

Comment entrons-nous en relation les uns avec les autres ?

Ici et là, c’est pareil, dans la relation à l’autre. Il est des esclavages qui disparaissent ou ont disparu. Il en est d’autres qui résistent et dont on ne s’éloignera qu’avec le temps, dans la douleur mais « pas tant que des sociétés entières s’écarteront des normes sociales et éthiques internationalement reconnues. Pas tant que les mentalités rétrogrades et les mauvaises pratiques à l’ancrage social profond l’emporteront sur les législations. Les sociétés développées sont celles dont les mœurs ne sont pas en guerre avec les lois« . (Le Monde Afrique, 24 novembre 2017)

Le silence n’est plus d’or depuis que l’argent a pris le pouvoir et la parole.

…Et tremblements

Tout se rassemble dès qu’on le place à l’aune du rapport à l’autre. A force de chiffres, de données, de vidéos, de dénonciations, les crimes se disent. Ils dérangent mais se disent jusque la nausée, puisqu’il le faut encore. Tant pis dès lors si cela dérange. L’important étant que les choses s’arrangent. Et elles s’arrangent ! Puisqu’elles se disent. Tout se dit. Tout se crie. Les vidéos circulent. Plus rien ne reste caché. On s’en passerait bien quelquefois.

L’important étant que les choses s’arrangent. Et elles s’arrangent ! Puisqu’elles se disent.

Reste que tout se dit. Tant mieux qu’ils se multiplient les témoignages. Que les choses soient dites, qu’elles se disent pour qu’elles bougent. Le silence n’est plus d’or depuis que l’argent a pris le pouvoir et la parole. Que les choses soient dites qu’on accepte le principe que ‘ceci est mon corps. Il est tien quand je veux sinon c’est le mien. Il est égal au tien, rien de plus, rien de moins. Nous sommes tous des humains’. L’égalité est belle, lorsqu’elle devient réalité. Comme la liberté. Comme la fraternité. Ce sont nos mots d’ordre, c’est notre devise. Tant mieux.

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