Ne plus s’effrayer du bruit des murs qui s’effondrent

Les statistiques sont implacables : il y a plus d’hommes sur Terre que de femmes. Et cela change tout. Enfin, si l’on veut.

Il n’y a pas si longtemps, un de mes amis m’expliquait la polygamie par le nombre de femmes plus important sur terre. Il s’agit, pour reprendre son argumentation, d’offrir la possibilité à ces femmes, d’être heureuses au sein d’un foyer. Chance que la démographie leur interdit du fait qu’il y a sur terre plus de femmes que d’hommes. Rejeter ce mode de vie en commun reviendrait donc, selon lui, à refuser à certaines une option bonheur. Par égoïsme. Par ethnocentrisme. Par impérialisme. Par occidentalisme. Manqué. Il y a plus d’hommes que de femmes sur Terre. Notamment où la polygamie est autorisée. Il y aurait en fait 102 hommes pour 100 femmes à l’échelle de la planète. « Il arrive un âge où les hommes et les femmes sont en nombre égal, entre 50 et 54 ans ». Au-delà, les femmes sont plus nombreuses, l’écart se creusant avec l’âge, avec la longévité des unes plus importante que celle des autres. 8 centenaires sur 10 sont des femmes… L’argument de mon ami tombe à l’eau et l’argumentation à l’entour de cette nouvelle plonge plus loin encore…

Plus belle la vie

Il y a plus d’hommes que de femmes sur Terre et tout ce que l’on a pu entendre jusqu’ici, toutes les attitudes qui en ont découlé se trouve injustifiées par la statistique, la démographie. A commencer par l’une d’entre elle, la pire sans doute, la rivalité entre femmes, nourries par l’argument ‘allez-y vite avant qu’il n’y en ait plus’. A l’eau. Ce surnombre masculin varie d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une région à l’autre. Il justifie le voyage en solo, tendance s’il en est. La disproportion semble plus marquée à la campagne qu’en ville. Pourquoi ne pas revoir ses envies si l’on tient à ne pas rester célibataire trop longtemps ? Les clichés ont la vie dure, c’est une bonne nouvelle. Profitons-en pour revoir notre manière de l’envisager, la vie. Tout ce sur quoi repose un système, une manière de penser périme et en même temps, élargit le champ de vision.

Amour, gloire et beauté

J’ai lu hier, le commentaire sur Facebook, d’une jeune femme qui, en réponse à une autre qui soutient « que les femmes doivent ‘se respecter’ pour mériter le respect auquel elles aspirent » qu’elle, ne définit ni son ambition, ni ses attitudes par rapport à son genre. Voilà un premier axe de réflexion. Il y en a autant d’autres qu’il y a d’envie d’être heureux. C’est impressionnant, c’est sûr, d’entendre tomber ces murs qui ont offert la sérénité d’une vie jalonnée, préinscrite, bien rangée. La liberté, disait Maya Angelou, est une manière de vivre. C’est «être capable d’accepter les gens pour ce qu’ils ou elles sont ». Il n’y a plus aucune raison de se presser, de ne pas changer d’idée, de ne pas se tromper, pour mieux recommencer, de ne pas évoluer : il y a plus d’Hommes sur Terre que de Femmes. La course au couple ? Pourquoi pas ! Mais pour quoi faire ? Pourquoi ne pas prendre le temps d’être  aussi ? Qui suis-je ? Où vais-je ? Comment ? Et, enfin, après toutes les autres questions, avec qui ? Il y a plus d’hommes sur Terre que de femmes. Nous voilà libérés du poids de la lutte et des obligations.

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