Combien de rencontres avant LA rencontre ?

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Il est des fois où il vaut mieux ne pas compter. Les journées sans vin. Le nombre de boutons sur la figure. Le temps passé chez le gynécologue. Les lessives nécessaires à garder les enfants propres. Les pages d’un ouvrage de Chimananda Ngozi Adichie. Les colères provoquées par ceux de Houellebecq. Les rencontres qui n’apportent rien de plus que du souci.

Michelle et moi n’étions pas en train de compter, simplement de nous interroger sur les fois où l’espoir l’a emporté sur la réalité des faits, où le mirage de nos attentes n’a pas annoncé l’oasis de l’entente. Inutile d’entrer dans les détails de l’opération : je suis certaine que vous savez précisément de quoi il est question. Et la question justement, que nous nous sommes posées a été, est et restera, pour nous tous, je crois : pourquoi ?

Réponse 1

Comme je ne suis pas psychologue, impossible de prétendre, sans avoir l’air de retranscrire les idées et les concepts empruntés aux pages d’un magazine, sans garantie d’ailleurs d’en avoir bien saisi la portée, que c’est votre subconscient ou votre inconscient qui vous imposent punition sur punition parce que vous avez (encore) mal fait. C’est surtout que je pense donc je dis, encore une fois, autant que nécessaire, sus à la culpabilité et aux compensations qui l’accompagnent.

Cela fait, ni vous, ni Maria, ni moi, ne serions plus avancés… Pourquoi ?

Réponse 2

Emmanuelle, la personne qui répond aux courriers du cœur désormais a changé de prénom depuis, mais conservons celui-là, par esprit pratique, Emmanuelle dirait donc qu’il s’agit d’étapes nécessaires, d’une progression avant de confirmer l’essai et déposer son sac à dos emplis d’histoires et de meurtrissures du passé. Et puis, Emmanuelle rejoindrait la ligne psychologique de la réponse 1, en une mêlée qui se voudrait rassurante, rafraîchissante, revigorante, révélatrice de notre état…

Réponse 3

Pour ma part, j’ajouterais, qu’en effet, toutes les rencontres sont LA rencontre. Qu’elles sont belles, chacune à leur manière, parce que révélatrices – précisément – de ce que nous sommes, de là où nous en sommes, d’où nous voulons aller, quand, comment et avec qui. Que le bon et le mauvais dépendent du moment. Qu’ils dépendent de la durée.

Je proposerais enfin de rester ouvert même dans ce que d’aucuns appellent l’erreur, d’autres l’égarement, d’autres, plus nombreux, l’expérience. De rester ouvert et de cesser de vouloir mettre des mots, des concepts et des points finaux en toute chose.

Et vous ?

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