Il faudra 10 ans à un parent solo pour retrouver une vie de couple

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C’est ce qu’explique une étude qui signifie par ailleurs que la durée de la monoparentalité varie en fonction de son origine.

L’étude de l’INSEE, intitulée ‘Couples et familles : entre permanences et ruptures‘ stipule que la monoparentalité varie de 4,3 ans, lorsqu’elle suit une séparation peu après la naissance de l’enfant le plus jeune, à 9,9 ans, en cas d’absence de vie en couple antérieure. Cinq années d’écart qui viennent contredire tous les témoignages. ‘On ne m’y reprendra plus’ ne dure pas. Pas plus de 4,3 ans. Mais pour les autres, dix ans ? Pourquoi est-ce si long ?

La vie de couple semble  trop compliquée

Le parent solo originel ne supporte pas ce qui constitue l’essence même du couple : la concession. Que lui importe d’être taxé d’inconstant, d’immature, toute complication lui paraît insurmontable. Or, la complication est inhérente à la relation. Pourquoi chercher la complication alors que, suivant tous les indicateurs, le couple est de plus en fragile ? Pourquoi diable s’infliger la souffrance d’une séparation ? Autant ne pas commencer, ne pas trop investir, se concentrer sur l’essentiel.

D’autant qu’il manque de temps

Il y a les enfants. Au début, ils sont petits, trop dépendants. A qui les confier lorsque l’on manque de moyens ? Pourquoi d’ailleurs s’en séparer ? Ces moments passés ensemble sont si précieux. Les années passent. Les habitudes s’inscrivent et l’espace se restreint. Où placerait-on une personne supplémentaire dans une vie organisée à la minute prés ? Décidément trop…compliqué.

‘Compléter la notion de couple d’un adjectif : libre, ouvert, ‘tinderien…’

Ce n’est pas l’objectif

A la manière dont sont posées les données, la vie de couple semble une fin en soi. La même étude indique d’ailleurs que la monoparentalité est une situation transitoire ‘plus ou moins longue’ qui s’achève, dans la moitié des cas par un… retour en couple (Dans les autres cas, les enfants quittent le domicile familial). Elle peut l’être, une fin en soi. Mais il en est qui ne la perçoivent pas ainsi. Il en est qui envisagent d’être ‘ensemble mais chacun chez soi’. D’autres l’envisagent aménagée, la vie de couple: une relation ponctuelle dont chacun retire ce dont il a besoin un moment jusqu’à la prochaine fois. D’autres encore n’envisagent ni vie de couple ni vie amoureuse, préférant se consacrer à leur épanouissement intellectuel, familial, professionnel, loin de toutes turpitudes. Dans les deux premiers cas, il conviendrait  de compléter la notion de couple d’un adjectif : libre, ouvert, ‘tinderien’. Tous les cas ramènent à la première hypothèse : pourquoi compliquer ce qui peut être simple ?

‘Les formes de conjugalités se diversifient’. Les solitudes aussi’.

L’époque le permet

Bien qu’il semble difficile d’être seul – surtout pour ceux qui ne le sont pas – , tout dépend de la manière dont on vit cette solitude. Le couple dans sa forme traditionnelle n’est plus un passage obligé. 9,9 ans à la tête d’une famille monoparentale ne signifie pas 9,9 ans seul. Ce n’est clairement pas 9,9 ans en couple non plus. C’est juste quelque chose entre les deux qui s’appelle vivre autrement. L’étude le spécifie: ‘les formes de conjugalités se diversifient. Les solitudes aussi. Elle note enfin, mais c’est un point de détail, que le ‘retour en couple’ est bien plus rapide chez les hommes que chez les femmes.

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