Dans le doute, abstiens-toi ?

Il aura fallu pas moins de trois jours et autant d’ébauches pour écrire ce post. En cause, non pas le manque d’inspiration, – bon, un peu…- mais surtout la peur de déplaire, l’envie de mieux faire, le doute donc, la censure la plus efficace qui soit.

Il devait s’agir, à l’origine, de ces rencontres qui n’aboutissent pas, faute de confiance en soi, par crainte de blesser, d’être blessé, de l’abandon. Il devait être question des histoires ‘couches de peinture’ et de la souffrance qu’elles peuvent engendrer. Il devait s’agir des minuscules petits pas en avant, des énormes bonds en arrière, de blocages et de l’avenir. Le post devait traiter du doute inhibant dans le rapport à l’autre. Dans le doute, abstiens-toi ? m’intérrogerais-je. J’avais voulu placer l’abstinence, phénomène tendance non plus cultuel ni traditionnel mais choix de vie de solos puristes. Ainsi en est-il question dans l’histoire du célibat et des célibataires comme dans Les nouvelles solitudes en ces termes : 25% des femmes et 15% des hommes n’auraient entretenu aucun rapport sexuel, de quelque sorte que ce soit, pendant plusieurs mois. Non, non, l’information ne remonte du siècle dernier (aurais-je précisé, ironique). Le sondage Ipsos, date de juin 2004. J’envisageai, enfin un petit jeu de mot, abstention-abstinence, pour juger la seconde pertinente parfois, la seconde jamais à-propos…

Voilà – à peu de choses près. Dois-je tout dévoiler ?- ce que je voulais écrire lorsque  le doute m’a empêchée.

Et pourtant…

Et pourtant, il est bien là, ce post. Là et bien loin de la forme que j’imaginais. Il y a trois jours, j’aurai écrit quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec ce petit texte plein d’humour et de fantaisie que vous êtes en train de lire aujourd’hui, celui qui me plaît mieux finalement. Il y a trois jours, j’ai douté. Il y a trois heures, je doutais encore et je me suis abstenue. Mais mon abstention/abstinence n’a pas été une complète non-action. En la matière,Yasmina, une amie que j’ai appelée à l’aide, en panne d’idée, m’a dit qu’elle permet de se reposer, la non-action. Mais qu’elle ne doit pas être un état permanent. Mon abstention était une sorte de mise en jachère, un passage, vers le mieux. Dans le doute, abstiens-toi ? Uniquement pour le meilleur, puis-je donc conclure. Uniquement délesté de la peur. Je doute donc je pense. Je pense donc je suis. Je suis donc je grandis. Plus je grandis, moins je subis.

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. yassy dit :

    Plus je grandis, moins je subis, c’est bien dit.

    J'aime

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