?????##?????-? ou l’autre option

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Quelque chose cloche. Il manque quelque chose, mais quoi ?

C’est certain. Ou…peut-être pas. Peut-être que je cherche où il n’y a rien à trouver. Pourtant, en y pensant bien, vu sous cet angle-là, c’est probable, non ? Peut-être est-ce que je pose trop de questions. On ne se pose jamais trop de questions ! Si ? Ils appellent cela la réflexivité. Mijoter en permanence pour tout, pour rien, ça s’appellerait la réflexivité. Ce serait une constante chez les solos. Chez les femmes en particulier. Comme d’habitude. Qu’importe : on sait à quoi s’en tenir. Le fait n’est pas là mais plutôt ici.

basquiat-17

Au cœur de la tourmente

Prenons un exemple, au hasard : cette relation que vous vivez avec vous-même avant même de la vivre avec l’autre. Celle qui s’installe, qui arrive, que vous allez peut-être vivre si vous ne suffoquez pas sous le poids de vos interrogations. Est-ce que c’est normal de baisser les yeux à chaque bouchée? Est-ce bien ce que j’aurais dû dire ? Est-ce que ça va durer ? Est-ce qu’il mange de la pâte à tartiner sans vérifier qu’elle soit sans huile de palme ? Est-ce qu’il vote à droite ou à gauche ? Est-ce qu’il vote ? Combien faudra-t-il de temps avant que cette relation en soit une ? L’est-elle déjà ? Est-ce que je le veux vraiment ? Et quand elle le sera, qu’est-ce que je voudrais ? Suis-je bien sûr d’être faite pour cela  ? Est-ce que j’ai bien éteint la cafetière ce matin ? Les berlingots dans la machine à laver, une bonne idée ou est-ce mieux la lessive en poudre ? Et des exemples, il y en a des tas : devant une comédie romantique, sur le thème ‘Mer… Pourquoi je ne termine pas mon bouquin ?’, au lit quelques minutes après la sonnerie du réveil : ‘ Voilà… C’est pour ça que je n’ai pas eu ce boulot…’, oublié ses lunettes, ‘ en psychologie, oublier signifie que…’

Tu brûles…

Une amie me racontait récemment, après un rendez-vous chez un chaman ou un ostéopathe: « Il a placé les mains au-dessus de ma tête et m’a dit : dis donc, ça chauffe là-dedans ! ». Elle lui a confirmé qu’en effet, ça chauffe. Que ça chauffe tout le temps. Pourquoi ? Pour elle, je n’en sais rien. Pour vous non plus. Pour ce qui me concerne, parce que je m’ attache trop aux détails, à l’après, à l’alentour, à l’option, à l’éventualité, à la possibilité plus que probable que, selon les statistiques et les différentes études. Que du coup, j’en oublie l’essentiel : l’instant. D’être à ce qui se passe. Quand ça se passe. Ce qui se passe. Pas ce que l’on imagine. Ni ce que l’on imagine qui va se passer sur la base de ce qui s’est passé il y a longtemps avec d’autres gens. L’instant présent. Mon nouvel horizon. Sans peurs. Sans reproches. Quel qu’en soit la forme (interrogative, notamment). Et, chevillée au corps ou flottant librement à l’esprit, une question, une seule : est-ce le meilleur pour moi, maintenant ? Si oui, agir en conséquence. Sinon, pareil.

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