#Octobrerose. Une soirée de soutien. Elle tente sportivement de se glisser entre deux tables dressées pour l’occasion. Impossible : il n’y a pas assez d’espace. Les tables sont massives. Elle décide de les déplacer. Deux hommes assis en face lui viennent en aide : « C’est l’histoire de ma vie, plaisante-t-elle : des objectifs trop grands pour mon métre cinquante… ». Quelques minutes plus tôt, Joëlle exposait les détails « les moins techniques » de sa spécialité, l’oncologie. Rencontre.

Roubaix. Ville du Nord. Voisine de Lille, la grande, de Tourcoing. Un peu moins de cent mille habitants, quatriéme commune des Hauts-de-France, ville d’Art et d’Histoire depuis 2001. Roubaix, très sincèrement, je n’en pensais rien de plus que les clichés qui circulent sur la région. El Kaoutar – Elka – m’en a dessiné une autre version: celle empreinte par la sienne d’histoire, animée par sa population, sa maniére de la mêler, de l’édifier. Elka est responsable d’accueil collectif et de projets culturels au sein d’un centre social. Sa spécialité : la magie, transformer de petits bouts de riens en moyens.

Il existe, dit-on, un lien indéfinissable entre une mére et son fils. N’Toné a six ans aujourd’hui. C’est un enfant vif et souriant. Comme tous les petits garçons, il rêve d’être un super-héros. Spider-man. Pour tisser sa toile et voler dans les airs. Il avait deux ans lorsque Katoudja, sa mére a appris, « au bout de quatre mois de suspicion », être atteinte d’un lymphome hodgkinien.